Mardi 4 décembre 2007
Le vague à l’âme                            L’âme un peu vague
Et les cheveux au vent                    Par les aveux d’avant
J’écume les bars                            Légume d’un soir
Je mets les voiles                           Je lève le voile

En marchant sur le sable                Le marchand de sable
L’espace d’une nuit                        Passe à minuit
Je repense à ces fois                     Je repense à toi
Où je fus avec toi                           Une dernière fois

Je pleure                                       C’est l’heure
Qu’ai-je fait ?                                J’ai fait le tour des quais
Je n’ai plus personne                     Les cloches sonnent
C’est de ma faute                          Je saute

Je n’en peux plus                          Je ne respire plus
Je touche le fond                           Je coule au fond
Parfois l’amertume tue                   « La mer, tu me tues »
Pour de bon                                  Ce n’est plus très long
par Guillaume Tenaud publié dans : Poèmes
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Dimanche 18 novembre 2007
Dans la nuit noire et froide d’un soir de janvier,
Sous la lumière des réverbères et du ciel étoilé,
Elle court et court sans savoir où aller.

Projetant son ombre, immense, sur la surface blanche des murs,
Se faufilant parmi les piétons et les voitures,
Elle court et court sans jamais se retourner.

Tourmenté, son esprit est ailleurs :
Elle ne voit ni n’entend
Autre chose que les appels déchirants
De son âme et de son cœur.

Au loin, les douze coups de minuit sonnent;
Les pneus crissent et le klaxon résonne:
Elle tombe sur l’asphalte et dans un sommeil
Dont, jamais, personne ne s’éveille…

Pour L.
par Guillaume Tenaud publié dans : Poèmes
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Jeudi 18 octobre 2007
Voici trois haïkus écrits il y a quelques temps déjà dans le cadre d'un concours sur le thème du chat...

Deux gouttes d'eau. La moustache
Frémit.
Le chat bondit, se fache.

Gris, noirs et marrons
Trois petits boules de poils
Trois chatons.

De tous temps, compagnon
Des poètes,
Source d'inspiration.
par Guillaume Tenaud publié dans : Poèmes
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Lundi 8 octobre 2007
Petite fille prends ma main
Ferme les yeux
Ne pense à rien
J’ t’emmène pour un merveilleux voyage
Dans les cieux
Au-dessus des nuages
Laisse-toi faire n’aie pas peur
Monte plus haut écoute ton cœur
Admire ce monde qui s’offre à toi
Qui te sourit et t’tend les bras
Suis cette voix qui t’appelle
Qui te pousse vers le soleil
Là-bas de l’autre côté du temps
Tu verras c’est le firmament
Y’a des girafes des éléphants
Des milliers de poissons d’argent
Des licornes et des lutins
Des sirènes et des dauphins
Tout ce qu’ t’as envie de voir
Y est pour ça suffit d’y croire

Petite fille prends ma main
Ferme les yeux
Ne pense à rien
J’ t’emmène pour un merveilleux voyage
Dans les cieux
Au-dessus des nuages
Grimpe au sommet de l’arc en ciel
Redresse-toi déploie tes ailes
Envole-toi jusqu’au matin
Et oublie tout ton chagrin
Laisse les caresses du vent
Apaiser tous tes tourments
Tire un trait sur le passé
Et passe de l’autre côté
Tout est fini rien n’a plus d’importance
Avec moi pour toi une autre vie commence
Loin de l’hôpital des docteurs des infirmières
Des examens des radios et des scanners
Dans ce monde rempli d’amour
Pour toi maintenant sera toujours

Petite fille lâche ma main
Ouvre les yeux
Tout va très bien
Nous v’là arrivés au-dessus des nuages
On est aux cieux
C’est la fin du voyage
par Guillaume Tenaud publié dans : Poèmes
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Lundi 1 octobre 2007
Je me promène avec toi dans les prés,
Main dans la main, nos doigts entrelacés,

Près du ruisseau, nous nous asseyons,
Ta tête, frêle, posée sur mon épaule ;
Doucement, nos lèvres se frôlent
Le soleil là-haut nous darde de ses rayons.

Tu murmures à mon oreille tes pensées les plus secrètes,
Tes joies, tes peines, tes souvenirs, tes vœux,
En mon cœur je sens que tu es celle qui, pour moi, est faite :
Toi. Moi. Nous. Tous les deux.

Bouche contre bouche,
Peau contre peau,
Je te caresse, je te touche :
Rien au monde ne saurait être plus beau.

Qui donc es-tu, belle inconnue ?
Car si je peux te sentir, te goûter,
T’entendre et te toucher,
Ton visage toujours s’évertue à se dissimuler à ma vue.

Tu existes, je le sais
Et de par le monde je te trouverai.

Pour l’heure, c’est avec toi dans mes bras que ce rêve se termine,
Ta silhouette s’estompe et ton sourire je devine.
A regret, je me lève alors avec pour seule envie
Celle de me rendormir pour te retrouver, cette nuit…


Pour ?
par Guillaume Tenaud publié dans : Poèmes
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