Le vague à l’âme L’âme un peu vague
Et les cheveux au vent Par les aveux d’avant
J’écume les bars Légume d’un soir
Je mets les voiles Je lève le voile
En marchant sur le sable Le marchand de sable
L’espace d’une nuit Passe à minuit
Je repense à ces fois Je repense à toi
Où je fus avec toi Une dernière fois
Je pleure C’est l’heure
Qu’ai-je fait ? J’ai fait le tour des quais
Je n’ai plus personne Les cloches sonnent
C’est de ma faute Je saute
Je n’en peux plus Je ne respire plus
Je touche le fond Je coule au fond
Parfois l’amertume tue « La mer, tu me tues »
Pour de bon Ce n’est plus très long
par Guillaume Tenaud
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Dimanche 18 novembre 2007
Dans la nuit noire et froide d’un soir de janvier,Sous la lumière des réverbères et du ciel étoilé,Elle court et court sans savoir où aller.Projetant son ombre, immense, sur la surface blanche des murs,Se faufilant parmi les piétons et les voitures,Elle court et court sans jamais se retourner.Tourmenté, son esprit est ailleurs : Elle ne voit ni n’entendAutre chose que les appels déchirantsDe son âme et de son cœur.Au loin, les douze coups de minuit sonnent;Les pneus crissent et le klaxon résonne:Elle tombe sur l’asphalte et dans un sommeilDont, jamais, personne ne s’éveille…
Pour L.
par Guillaume Tenaud
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Voici trois haïkus écrits il y a quelques temps déjà dans le cadre d'un concours sur le thème du chat...
Deux gouttes d'eau. La moustache
Frémit.
Le chat bondit, se fache.
Gris, noirs et marrons
Trois petits boules de poils
Trois chatons.
De tous temps, compagnon
Des poètes,
Source d'inspiration.
par Guillaume Tenaud
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Je me promène avec toi dans les prés,
Main dans la main, nos doigts entrelacés,
Près du ruisseau, nous nous asseyons,
Ta tête, frêle, posée sur mon épaule ;
Doucement, nos lèvres se frôlent
Le soleil là-haut nous darde de ses rayons.
Tu murmures à mon oreille tes pensées les plus secrètes,
Tes joies, tes peines, tes souvenirs, tes vœux,
En mon cœur je sens que tu es celle qui, pour moi, est faite :
Toi. Moi. Nous. Tous les deux.
Bouche contre bouche,
Peau contre peau,
Je te caresse, je te touche :
Rien au monde ne saurait être plus beau.
Qui donc es-tu, belle inconnue ?
Car si je peux te sentir, te goûter,
T’entendre et te toucher,
Ton visage toujours s’évertue à se dissimuler à ma vue.
Tu existes, je le sais
Et de par le monde je te trouverai.
Pour l’heure, c’est avec toi dans mes bras que ce rêve se termine,
Ta silhouette s’estompe et ton sourire je devine.
A regret, je me lève alors avec pour seule envie
Celle de me rendormir pour te retrouver, cette nuit…
Pour ?
par Guillaume Tenaud
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