Mercredi 7 décembre 2005

Dressé, fier et droit comme un « i »

Affrontant vaillamment les éléments déchaînés,

Petite lumière vacillante au milieu de la nuit

Qui vient en aide aux navires égarés.

 

Sentinelle toujours fidèle au poste,

Régulière sa lueur,

Comme un battement de coeur

Dans l’obscurité clignote.

 

Edifice lentement sorti des eaux

Grâce au labeur de toutes ces mains,

Merveilleuse histoire qui, malgré l’usure des flots,

Unissait jadis le feu à son gardien.

 

Si l’on aperçoit encore au loin sa silhouette fantomatique,

Son rythme cardiaque, lui, s’est fait froid, automatique.

De toute vie les hommes en ont soufflé la flamme,

Désormais vide, le phare a perdu son âme.


(Illustration de Ian)

par Arronax publié dans : Poèmes
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