Jeudi 18 octobre 2007
Voici trois haïkus écrits il y a quelques temps déjà dans le cadre d'un concours sur le thème du chat...

Deux gouttes d'eau. La moustache
Frémit.
Le chat bondit, se fache.

Gris, noirs et marrons
Trois petits boules de poils
Trois chatons.

De tous temps, compagnon
Des poètes,
Source d'inspiration.
par Guillaume Tenaud publié dans : Poèmes
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Jeudi 11 octobre 2007
Un petit scénario de Bd en quatre planches que j'ai écrit dernièrement...

> Planche 1

1) De profil. Vue d'ensemble. Une voiture roule sur une petite route de campagne. Elle vient de dépasser une grande croix en pierre qui était dressée sur le bas côté.

2) De face. Une homme et une femme, Gildas et Charlotte, tous deux âgés d'une quarantaine d'années sont à l'intérieur. Gildas est au volant cependant que Charlotte regarde distraitement par la fenêtre.

3) La voiture s'arrête à un carrefour. Deux directions sont indiquées: Le Lion d'Angers à droite et Segré à gauche.

4) La voiture tourne à droite.
Charlotte (off): ... Mais?

5) Visage étonné de Charlotte.
Charlotte: Tu t'es trompé... Segré, c'était à gauche...

6) Visage de Gildas, neutre.
Gildas: J'ai changé d'avis... On va chez moi.


> Planche 2

1) Charlotte regarde Gildas. Elle semble ne pas en croire ses oreilles.
Charlotte: Chez toi? T'es sûr?

2) L'après-midi touche à sa fin. La voiture pénètre dans la cour d'une maison en pierres.

3) De face. Une vieille femme, Jacqueline, est en train d'arroser le massif de fleurs qui borde l'habitation. Elle tourne le dos à Gildas et Charlotte qui sortent de la voiture.
Jacqueline: Elles avaient soif. Faut dire aussi qu'il a fait rudement chaud... Vous avez passé une bonne journée, monsieur Gildas?

4) Se tenant maintenant par la main, Gildas et Charlotte passent devant Jacqueline.
Gildas: Excellente, Jacqueline. Excellente...

5) Gros plan sur le visage de Charlotte, un peu gêné, croisant celui de Jacqueline, complètement abasourdie.

6) L'arrosoir que Jacqueline tenait dans les mains tombe par terre.


> Planche 3

1) Salon. Gildas et Charlotte, debout, s'embrassent passionnément.

2) Gildas passe ses mains sous le pull de Charlotte.

3) Gildas s'est maintenant agenouillé. Il a posé sa tête contre le ventre nu de Charlotte.

4) Gildas et Charlotte, enlacés, faisant l'amour sur le lit.

5) Cambrée, Charlotte poussant un cri d'extase.

6) Vue de dessus. Pénombre. Les corps de Charlotte et Gildas, étendus nus sur le lit.

7) Gros plan sur les yeux ouverts de Gildas qui paraît réfléchir.


> Planche 4

1) Dans la chambre, au petit matin, Charlotte se réveille. Elle est seule. Gildas a laissé un mot à son attention.

2) Charlotte lisant la lettre sur laquelle est écrit le texte suivant: Vous dormiez si bien tous les deux que je n'ai pas voulu vous réveiller.

3) Vue d'ensemble, une place sur laquelle se tient un petit marché. Plusieurs personnes se sont regroupées autour de Jacqueline.
Didascalie (suite): Connaissant Jacqueline, la nouvelle doit déjà avoir fait plusieurs fois le tour du village.

4) Gildas se regardant dans un miroir. Il ajuste son col blanc.
Didascalie (suite): Peu m'importe, je suis las de me cacher...

5) Les cloches d'une église sont en train de sonner.
Didascalie (suite): S'ils ne peuvent pas comprendre qu'en t'aimant toi, je ne fais que l'aimer Lui davantage...

6) Jacqueline en tête, une foule de personne s'est massée devant le parvis d'une église.
Didascalie (suite): ...c'est qu'ils ne font plus partie de ma famille.

7) Flash-back. Charlotte est en train de passer une échographie. Gildas se tient à ses côtés. La silhouette d'un foetus apparait au premier plan sur un moniteur video.
Didascalie (suite): Puisse la nôtre qui s'agrandit se faire plus tolérante...

8) Gildas se tient debout face à la foule agitée sur le parvis de l'église. C'est un prêtre.
Didascalie (suite et fin): ...et, moi, devenir alors un meilleur père.

- Fin -
par Guillaume Tenaud publié dans : Bd
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Lundi 8 octobre 2007
Petite fille prends ma main
Ferme les yeux
Ne pense à rien
J’ t’emmène pour un merveilleux voyage
Dans les cieux
Au-dessus des nuages
Laisse-toi faire n’aie pas peur
Monte plus haut écoute ton cœur
Admire ce monde qui s’offre à toi
Qui te sourit et t’tend les bras
Suis cette voix qui t’appelle
Qui te pousse vers le soleil
Là-bas de l’autre côté du temps
Tu verras c’est le firmament
Y’a des girafes des éléphants
Des milliers de poissons d’argent
Des licornes et des lutins
Des sirènes et des dauphins
Tout ce qu’ t’as envie de voir
Y est pour ça suffit d’y croire

Petite fille prends ma main
Ferme les yeux
Ne pense à rien
J’ t’emmène pour un merveilleux voyage
Dans les cieux
Au-dessus des nuages
Grimpe au sommet de l’arc en ciel
Redresse-toi déploie tes ailes
Envole-toi jusqu’au matin
Et oublie tout ton chagrin
Laisse les caresses du vent
Apaiser tous tes tourments
Tire un trait sur le passé
Et passe de l’autre côté
Tout est fini rien n’a plus d’importance
Avec moi pour toi une autre vie commence
Loin de l’hôpital des docteurs des infirmières
Des examens des radios et des scanners
Dans ce monde rempli d’amour
Pour toi maintenant sera toujours

Petite fille lâche ma main
Ouvre les yeux
Tout va très bien
Nous v’là arrivés au-dessus des nuages
On est aux cieux
C’est la fin du voyage
par Guillaume Tenaud publié dans : Poèmes
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Lundi 1 octobre 2007
Je me promène avec toi dans les prés,
Main dans la main, nos doigts entrelacés,

Près du ruisseau, nous nous asseyons,
Ta tête, frêle, posée sur mon épaule ;
Doucement, nos lèvres se frôlent
Le soleil là-haut nous darde de ses rayons.

Tu murmures à mon oreille tes pensées les plus secrètes,
Tes joies, tes peines, tes souvenirs, tes vœux,
En mon cœur je sens que tu es celle qui, pour moi, est faite :
Toi. Moi. Nous. Tous les deux.

Bouche contre bouche,
Peau contre peau,
Je te caresse, je te touche :
Rien au monde ne saurait être plus beau.

Qui donc es-tu, belle inconnue ?
Car si je peux te sentir, te goûter,
T’entendre et te toucher,
Ton visage toujours s’évertue à se dissimuler à ma vue.

Tu existes, je le sais
Et de par le monde je te trouverai.

Pour l’heure, c’est avec toi dans mes bras que ce rêve se termine,
Ta silhouette s’estompe et ton sourire je devine.
A regret, je me lève alors avec pour seule envie
Celle de me rendormir pour te retrouver, cette nuit…


Pour ?
par Guillaume Tenaud publié dans : Poèmes
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Jeudi 27 septembre 2007
L'automne est arrivé, les premières feuilles commencent à tomber. Au jardin public, assis sur un banc, il laisse son regard s'attarder sur les passants. Il essaie de lire en eux comme dans un livre et, à cet exercice auquel il se livre, il se laisse prendre peu à peu. Il y a, dans ces visages croisés, autant d'expressions d'humeur que de couleurs sur la palette d'un peintre inspiré. Il se lève et, avant de poursuivre son chemin, il remarque cette jeune fille qui l'observe en coin. Instinctivement, ils échangent un sourire complice.
Trouva-t-elle en lui une histoire dont elle se fit la lectrice?
par Guillaume Tenaud publié dans : Portraits
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