En plein cœur d’une vallée
Loin des hommes et d’leurs cités
A longueur de journée
Il couche des phrases sur le papier
Le matin près du ruisseau
A l’ombre d’un grand peuplier
Il s’assoit les pieds dans l’eau
Et regarde le soleil se lever
La vie n’lui a pas fait d’autre cadeau
Que celui d’ savoir se servir de son stylo
Alors parce que c’est tout ce qu’il sait faire
Ses rêves il les transforme en vers
Dans les immeubles dans les bureaux
On se cache derrière des fenêtres
Lui il joue avec les mots
Il n’en fait qu’à sa tête
Il n’a besoin de rien
Seulement d’un crayon dans une main
Il se suffit à lui-même
Et sa vie c’est comme ça qu’il l’aime
C’est pas un raté un proscrit
Juste un type épris de poésie
Qui n’pense qu’à une seule chose
Faire des rimes de la prose
Il est devenu celui qu’il voulait
Pas celui qu’on lui imposait
Il a pris le parti d’être
Plutôt que celui de paraître
Sur tous les continents partout sur la planète
Le monde entier s’en va courir à sa perte
Lui il a quitté la ville pour se réfugier dans la nature
Et à demeure il en a fait son lieu de villégiature
Lorsqu’il noircit ses pages
De poèmes et de nouvelles
Il fait croire ses personnages
Aux étoiles et au ciel
Jour après jour pourtant ses écrits
Se font mélancoliques et tristes
Ça c’est parce qu’au fond de lui
Se meurt son âme d’utopiste
De fait si le soir il pleure
Sur son lit pendant des heures
C’est parce que dans ce petit coin de paradis
Il s’ennuie
Il a des pâquerettes plein la tête
La folie remplit son cœur
Sa passion est pleine d’ardeur
D’entre nous c’est le dernier poète
par Guillaume Tenaud
publié dans :
Poèmes
6
recommander
Une autre petite histoire de Régis... Mais quand il était tout petit!

par Guillaume Tenaud
publié dans :
Bd
7
recommander
Commentaires